3 séries signées Ryan Murphy dont l’esthétique et les looks nous inspirent

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Crédit : Netflix

Celui qui a fait ses premières gloires avec Nip/Tuck ou Glee est désormais l’un des showrunners les plus en vue de la plateforme Netflix notamment grâce au succès d’American Horror Story. De Ratched à Hollywood en passant par American Crime Story, The Assassination of Gianni Versace : voici les séries les plus esthétiques et les plus mode signées Ryan Myrphy. (Attention, quelques spoilers à prévoir.)

Ratched

Nouvelle coqueluche de la plateforme Netflix, la série Ratched, préquel du film culte Vol au dessus d’un nid de coucou, a réussi à gagner en tout point l’intérêt d’un large public contrairement aux critiques qui pointent du doigt certaines faiblesses scénaristiques en la comparant au chef d’œuvre de 1975. Pourtant, en invoquant Mildred Ratched, l’infirmière sadique du film multi-oscarisé de Milos Forman, Ryan Murphy plonge le spectateur dans un univers aussi lugubre et morbide que lumineux et beau. Portée par la fabuleuse Sarah Paulson, la série de 8 épisodes qui se déroule en 1947 au cœur de la Californie du Nord offre non seulement des paysages somptueux, (un motel rétro en bord de mer niché à flanc de falaise, un hopital psychiatrique inspiré de l’hôtel Arrowhead Springs Hotel situé à San Bernardino) mais aussi des tenues tirés à 4 épingles imaginées par les stylistes Lou Eyrich et Rebecca Guzzi. Inspirées par le cinéma d’Alfred Hitchcock et la période « New Look » de Christian Dior, les couleurs saturées et les silhouettes terriblement élégantes des personnages fascinent. Les infirmières revêtent des uniformes en soie à 4 plis bleu-vert. Sarah Paulson porte des looks précis aux épaules dessinées, à la taille cintrée et aux hanches arrondies, soulignés par des chapeaux en feutre ou encore des gants en soie. Sharon Stone, toujours assortie à son petit singe, opte quant à elle pour des looks holywoodiens inspirés des tenues glamour et luxueuses de Greta Garbo : fourrures, diamants et soie sont presque toujours au rendez-vous.

Hollywood

Dévoilée en Mai dernier, la série de sept épisodes Hollywood, offre une vision inclusive et féministe d’une époque où la réalité du cinéma était toute autre. Le pitch ? Nous sommes en 1947-48 et les acteurs rêvent de percer l’écran, anciens vétérans pour beaucoup d’entre eux. Dans l’imaginaire de Ryan Murphy, l’acteur Rock Hudson aurait pu faire son coming-out, une jeune actrice noire aurait pu être la vedette d’un blockbuster lui même écrit par un scénariste noir et homosexuel et réalisé par un jeune prodige métisse. Une femme aurait pu être à la tête d’une major et la prostitution aurait pu être essentiellement masculine. Si le scénario d’Hollywood ouvre incontestablement les esprits, l’imagerie n’est pas non plus en reste. Véritable délice visuel, le glamour des années 50 se traduit à travers les robes près du corps ceinturés, les boléros, les gants et les colliers de perles. Les uniformes impeccables et les calots des travailleurs de la station service s’inspirent des pilotes de ligne de l’armée. Les imprimés vintage dans les tons jaunes et caramel s’emparent de Camille Washington (Laura Harrier), les fourrures léopard et les plumes font sensation lorsqu’ils sont portés par Avis Amberg (Patti LuPone) et le rouge flamboyant des tenues de Claire Wood (Samara Weaving) accentue son captivant petit côté Marylin Monroe.

American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace

Sortie en 2018,  la série The Assassination of Gianni Versace raconte l’avènement – et les conséquences – du meurtre brutal du créateur italien emblématique Gianni Versace aux mains du tueur en série Andrew Cunanan le 15 juillet 1997. A la fin des années 80 et au début des années 90, l’univers de Versace chargé de dorures, d’imprimés baroque et de multiples bijoux a définitivement marqué l’histoire de la mode. Avec cette série dans laquelle on retrouve Pénélope Cruz pour incarner Donatella ou Ricky Martin pour jouer Antonio D’Amico, petit ami de Gianni, Ryan Murphy offre, encore une fois avec l’aide de la costumière Lou Eyrich, un véritable festin visuel ostentatoire. On y retrouve de nombreuses pièces Versace iconiques aux inspirations occidentales, des corsets, des pièces en cuir… et tout cela, sans l’aide de la maison elle-même puisque le projet n’a pas été soutenu par la famille Versace. En revanche, le tournage s’est déroulé à Miami, dans la villa Casa Casuarina, la célèbre demeure extravagante du couturier vendue par sa soeur en 2000.

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