Artiste à domicile (EP10) : l’interview déconfinée de la peintre Sophie Dherbecourt

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Depuis le début de la crise, Sneaker Spirit prend des nouvelles des créateurs et créatrices dont nous apprécions le travail. On termine notre série Artiste à domicile avec la peintre Sophie Dherbecourt. Véritables odes à la féminité et à la diversité, ses toiles font les belles heures d’Instagram. Depuis son atelier, cette artiste prometteuse nous parle de son confinement, et de la façon dont celui-ci a influencé son processus créatif.

Comment as-tu vécu cette période de confinement, professionnellement parlant ?

Au début c’était un peu flippant, j’étais en plein préparatifs de ma première expo, tout s’est suspendu. Quand ils ont annoncé le télétravail, je ne pouvais plus aller à mon atelier dans le Xème arrondissement de Paris, alors j’ai pris un peu de matos et j’ai installé un atelier de fortune dans mon appart. Quelques jours après le début du confinement, j’ai commencé à avoir plusieurs demandes de toiles. Bizarrement je pense qu’avec le confinement, les marques, les gens, ont reconsidéré les projets qui prennent du temps. Du coup, je me suis retrouvée avec 4 projets sur les bras : c’était cool et ça m’a bien occupée !

Est ce que ton processus créatif s’en est trouvé bouleversé ?

Je suis habituée à travailler de manière isolée, et puis la peinture est un métier assez solitaire au final, donc le confinement n’a pas trop chamboulé cet aspect-là. Mais le fait d’avoir son lieu de travail et son lieu de vie au même endroit peut être un peu dangereux : on ne peut jamais vraiment prendre du recul sur ce qu’on fait, il faut s’imposer un rythme. Les premières semaines, j’ai énormément dessiné ce que j’avais en tête depuis un moment, mais que je n’avais pas le temps de faire, sans toucher à la peinture. Puis petit à petit, j’ai commencé des grandes toiles et j’ai repris les pinceaux, c’est toujours bénéfique d’alterner les deux médiums.

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Ce qui t’a le plus manqué pendant cette période particulière ?

J’avais hâte que cette peur environnante se dissipe. J’avais hâte de pouvoir marcher dans les rues sans cette sensation de fin du monde, sans que les gens se toisent et s’évitent. Et puis bien sûr, très hâte de pouvoir reprendre les amis dans les bras !

Penses-tu que l’art et plus particulièrement la peinture, puissent être une échappatoire en période d’épidémie ?

Je pense que l’art en général est une échappatoire peu importe la période : l’art et la beauté nous sauvent au quotidien.

Comment as-tu réussi à rester inspirée durant cette période difficile et parfois anxiogène ?

Ça peut sembler un peu idiot, mais j’ai fait beaucoup de yoga. Je suis une grande angoissée et je n’arrive pas trop à méditer. Par contre, le yoga m’a vraiment aidé à me recentrer. Après je regarde beaucoup de films et de séries, je fais beaucoup de veilles, et bien sûr, la musique ! 

Quels sont tes projets à venir, que tu as hâte de concrétiser ?

J’ai hâte de pouvoir reprendre l’organisation de mon expo, même si ça ne va pas être pour tout de suite … Et puis là, je peins une grande toile pour une marque que j’aime beaucoup, donc je suis impatiente de pouvoir montrer le résultat !

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