Comment les filtres Instagram et Snapchat révolutionnent l’utilisation des réseaux sociaux

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Tendance lourde, les filtres révolutionnent le game du selfie. Une excuse supplémentaire pour passer (encore) plus de temps sur les réseaux sociaux?  

Impossible d’y échapper: d’abord l’apanage de Snapchat, les filtres déferlent depuis plusieurs mois sur Instagram. Animaliers, fantaisie ou science-fiction: ces derniers se déclinent à l’infini, avec un succès qui confine au phénomène de société. Fantaisistes ou déformants, ces bijoux de technologie ont érigé le selfie en passage obligé, soulevant leurs lots de polémiques au passage. 

La dernière en date? Instagram a annoncé vouloir supprimer progressivement l’ensemble des filtres faisant l’apologie de la chirurgie esthétique, ultra plébiscités par la jeune génération. Des masques virtuels imaginés par les utilisateurs eux-mêmes (la russe @alexandra_kisa , @ilovediany ou encore l’illustrateur @danielmooney) qui lissent la peau, affinent le nez, gonflent les lèvres… et endommageraient gravement l’estime de soi. A l’arrivée, des centaines de milliers de selfies stéréotypés, inspirés des canons de beauté popularisés par les Kardashian et la télé-réalité. 

Une lutte active contre le phénomène de dysmorphie 2.0 qui touche de plus en plus de jeunes femmes, au point que les cabinets de chirurgiens esthétiques se voient envahis de patient(e)s qui souhaitent modifier leurs visages pour coller à leur version «filtrée» 

Addictifs, les filtres Instagram? Ce n’est pas Sara qui nous dira le contraire. Accro aux réseaux sociaux, la jeune étudiante de 22 ans qui compte près de 10 000 abonnés ne passe pas une journée sans tester le dernier filtre à la mode.

«Je me souviens quand Snapchat est apparu, c’était la révolution! On ne lâchait pas le filtre aux oreilles de chiens, aujourd’hui c’est presque devenu de la préhistoire. Les filtres sont renouvelés non stop, et nous permettent d’afficher une version sublimée de nous. En effet, ca devient addictif, au point qu’on se trouve parfois moche sur un selfie sans filtre! Ça fait aussi beaucoup réagir, et cela crée du lien avec mes abonnés» 

Un phénomène certes ludique mais qui peut s’avérer inquiétant, mis à jour par le photographe britannique Rankin en début d’année à travers son projet «Selfie Harm». Le fondateur de Dazed & Confused, figure émérite de la mode, y demandait à plusieurs jeunes de modifier leurs portraits pour coller aux critères de beauté en vogue sur les réseaux sociaux. A la clé, des selfies aux beautés formatées, fortement influencés par les célébrités. 

Garnett – Des big burgers comme aux States !

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