Delphine Dénéréaz upcyle des tapis à la gloire de l’OM, de Jul ou des Tn

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Écolo et ultra créative, cette jeune Marseillaise détourne avec humour les objets du quotidien et tisse ses lettres de noblesse aux déchets textiles.

Impossible de passer à côté de ses photos Instagram, où sa popularité va croissante: talent prometteur d’une nouvelle génération de créateurs tournés vers l’upcycling, Delphine Dénéréaz donne un coup de pep’s aux tapisseries old school qu’on croyait mortes et enterrées.

Avec ses créations kitsch fabriquées à partir de matériaux collectés, elle célèbre la cité phocéenne sous toutes ses formes. Des tapis estampillés Jul (cadeau idéal pour les fans inconditionnels et/ou les détracteurs radicaux du rappeur) à ceux qui arborent les lettres « Tn » (clin d’oeil aux Requins fièrement portées par nombre de Sudistes), la créatrice s’impose aussi en bonne place sur toutes les wish lists des supporters de l’OM. Fun et bourrés de second degré assumé, ses tapisseries aux notes vintage qui représentent le logo bleu et blanc légendaire du club ou des marquages de terrain de foot s’arrachent.

Une façon ludique et décalée de revaloriser les déchets domestiques, que Delphine Dénéreaz transforme et sublime en les tissant. Une technique baptisée « tapis de lirette » dont les racines remontent au Moyen-Âge, et qui permettait d’équiper le foyer à partir d’un patchwork de vieux vêtements appartenant aux différents membres d’une même famille.

Des objets éco-responsables qui joignent l’utile à l’original, et s’inscrivent tout droit dans la lignée de la tendance normcore, qui esthétise et réinterprète les codes mainstream du quotidien tout en ravivant le souvenir de marques grand public tombées en désuétude.

«J’aime donner de la valeur à ce qui apparemment n’en a pas, matériaux pauvres destinés à la poubelle, textiles du quotidien le plus trivial mais qui portent en eux la charge de nos émotions les plus intimes» déclare-t-elle.

Sa pièce maîtresse, outre ses papiers peints et ses impressions digitales sur tissus ? Le tapis, qu’elle décline à l’infini selon ses inspirations : «Les tapis ont toujours transmis par leur motif le récit de la vie quotidienne de celles et ceux qui les tissent» explique cette inconditionnelle de la récup’.

On profitera de cet été pour faire un tour au concept store dédié à l’art de vivre méditerranéen @bisouArles où ses œuvres sont exposées et disponibles à la vente jusqu’au 18 Juillet 2020.

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