Felicity Ben Rejeb Price, la réalisatrice qui révolutionne la planète rap

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Créative et dotée d’une forte sensibilité mode, la jeune réalisatrice se taille une place de choix parmi les talents émergents incontournables de la planète rap. Sneaker Spirit l’a interviewée.

Si son nom vous est encore inconnu, il ne devrait pas le rester bien longtemps : adoubée par les insiders de l’industrie musicale les plus exigeants, Felicity Ben Rejeb Price a déjà un parcours riche et varié à son actif, avec plus de 430 millions de vues sur tous ses travaux depuis le début de sa carrière.

Basée à Paris, la réalisatrice d’origine tunisienne et british est une touche à tout qui a fait ses armes dans toutes les disciplines créatives de la mode et de l’entertainment, du stylisme à la photographie en passant par la DA de campagnes publicitaires pour adidas et Converse.

SNEAKER’S ATTITUDE

Des univers complémentaires qui lui permettent d’élargir le champ de ses inspirations, et qui nourrissent son imaginaire fertile : «Il y a un fort engouement autour de la culture urbaine, notamment pour le streetwear. Je trouve que ces marques incarnent parfaitement le courant mode pointu et décontracté en vogue actuellement, avec une volonté nette de rester fidèles à leur identité. Ce sont des enseignes établies depuis des années, mais néanmoins conscientes qu’il faut s’adapter à une clientèle de plus en plus jeune. Pour les campagnes sur lesquelles j’ai travaillé, j’ai eu à cœur d’utiliser des codes «américains», à l’image de ceux véhiculés par les clips outre atlantique, très dynamiques, toujours avec une touche excentrique».

Le microcosme qui propulse cette passionnée de mode parmi les chefs de file de la jeune garde créative? Le rap français, où elle enchaîne les collaborations remarquées avec Niska, Aya Nakamura, Take A Mic, Koba la D, Soolking x SCH ou encore Nekfeu.

Un terrain de jeux et d’expérimentation infini pour cette fine connaisseuse des cultures urbaines, qui  y laisse libre cours à sa créativité en fonction des artistes avec lesquels elle collabore. Son souvenir de tournage le plus marquant? «Mon premier opus, celui du clip « Django » avec Dadju et Franglish qui reste un moment exceptionnel. De voir mon synopsis prendre vie dans les moindres détails, c’était littéralement un rêve devenu réalité!»

Célébrée pour ses parti-pris créatifs affirmés, la jeune femme contribue à tordre le cou aux clichés souvent véhiculés sur l’univers rap français ultra testostéroné.

«Je suis ravie de pouvoir travailler dans cette industrie en tant que femme issue de cultures diverses, de prouver qu’il est possible de s’y faire une place en restant fidèle à moi même, féminine. Il est essentiel, surtout à notre époque, d’impliquer dans le domaine créatif tous types de profils afin de proposer du contenu réaliste et authentique, en phase avec la diversité de notre monde actuel».

Et bien sûr, son talent s’exporte. Les internationaux Will.I.Am et Drea Dury ont craqué pour elle, avec le clip « Brutal ».

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