Les 100 ans de la marque Champion

dans

C’est l’une des marques les plus iconiques en matière de streetwear qui fête un bel anniversaire : déjà 100 ans que Champion habille les athlètes. Fondée en 1919 par les frères Feinbloom, la firme américaine entend célébrer sa naissance de manière tout aussi historique, c’est Magic Johnson en personne qui assure depuis plus d’un an la promotion de la marque. Joli clin d’oeil quand on sait que Champion était l’équipementier de la “Dream Team” l’équipe de basket étasunienne qui a remporté les Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. 

Avant de devenir une marque prisée par sportifs et modeux, Champion était équipementier d’école universitaire et notamment de celle du Michigan au début du 20e siècle.

Développant cette branche, elle est devenue un incontournable pour les grandes équipes de NFL, la ligue de football américain : Jets de New York, Saint de la Nouvelle-Orléans ou encore Bears de Chicago.

Le Reverse Wear : ce mode de production unique qui a fondé sa réputation

Champion a fondé sa réputation sur une technologie textile bien particulière : le Reverse Weave. Ce mode de production de vêtement breveté permet en effet de limiter le rétrécissement des vêtements.  Selon la marque : “L’idée des Reverse Weave vient des coachs américains dans les années 1940 qui voulaient pouvoir laver les tenues de leurs athlètes ensemble sans risquer de les abîmer. C’est pourquoi, afin d’éviter un rétrécissement horizontal du vêtement, la fibre en molleton est tournée à la verticale au moment de la création, d’où le nom Reverse Weave.“ C’est encore aujourd’hui cette technologie qui est appliquée rendant les sweatshirts plus épais, et plus résistants à l’épreuve du temps.

Après être passée aux oubliettes au début des années 2000, la marque a assuré son “revival” il y a 5 ans en se repositionnant dans une ambition davantage sportswear. En remettant ses vieux modèles au goût du jour, Champion a assuré à l’instar de Fila un retour en grande pompe lui permettant de multiplier les collaborations et de séduire les nostalgiques comme les jeunes têtes modeuses : Bape, Vetements, Off-White, autant de marques qui ont su mesurer toute l’aura dont dispose la firme américaine aux yeux des aficionados de belles sapes. Et avec ses indémodables qui ne cessent jamais de se renouveler, Champion risque encore de perdurer, au moins pour 100 ans de plus.  

Rumiko Takahashi, patronne du Festival de BD D’Angoulême, cède sa place à Emmanuel Guibert

Lena Simonne : it-girl, engagée, Roméo Elvisée, herpétophile