Lujipeka vers les sommets avec « Montagnes russes », l’album de l’affirmation de soi

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Talent prometteur de sa génération, le nouvel album de Lujipeka était très attendu et il va pouvoir commencer à le défendre sur scène dès ce soir à l’Élysée Montmartre.

Pendant le premier confinement, en avril-mai 2020, certains étaient prostrés, choquées. Pendant cette même période d’autres ont fait parler leur créativité. Lujipeka appartient à cette seconde catégorie. Un confinement ? Pas de problème. Tiens, deux EP : P.E.K.A. (le 9 avril 2020) et L.U.J.I. (22 mai 2020). La performance est d’autant plus marquante qu’il s’agissait de ses deux premiers efforts en solo. Un véritable tournant dans sa carrière. 

Petit retour quelque années en arrière. A l’époque où Lujipeka, de son vrai nom Lucas Taupin, chillait à Rennes avec son équipe de potes de lycée. En 2014, l’équipe se mue en collectif Columbine, c’est le temps des premiers freestyles, puis morceaux, et très vite deux albums. Du rap sombre, boosté à l’autotune sur des prods planantes teintées d’électro ou de rock. Une multitude de scènes, de morceaux, de séances studio plus tard, l’ambiance entre potes ne suffit plus. Lujipeka ressent le besoin de se trouver individuellement en tant qu’artiste.

Après deux EP, en solo, salués par la critique, Lujipeka s’avance avec un peu plus de certitude vers la marche suivante : son premier album solo. Une étape déterminante pour tout artiste. Le premier album contient souvent énormément de soi et donne le ton de la future carrière. En dévoilant Montagnes russes, le 5 novembre dernier, Lujipeka en dévoile beaucoup plus sur lui-même.

Avec Pas à ma place, le rennais parle de cette quête de soi. Puis il donne sa vision de notre société dans Putain d’époque. Avec Poupée russe, il aborde deux sujets complexes : les violences conjugales et la santé mentale. « Comme je l’ai écrit, je suis concerné et j’ai rencontré une fille qui était aussi concernée » déclarait-il peu de temps après la sortie de l’album. Des textes forts et des choix musicaux qui marquent sa volonté de s’affirmer.

Beaucoup moins d’autotune, plus de guitare, il passe des ambiances sombres au reggae, en passant par la disco via un duo avec Marc Cerrone, pilier du genre en France et aux États-Unis. Reste à défendre l’album sur scène. A 26 ans, avec un peu plus de maturité et de certitudes, Lujipeka s’avancera seul, aujourd’hui (13 décembre, 19h30), sur la scène de l’Élysée Montmartre pour confirmer que l’adolescent turbulent de Columbine est devenu un artiste à part entière, avec sa propre sensibilité et tout un univers.

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