Qui est Jilla Tequila, le Top qui normalise les « real size » sur les podiums ?

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A 28 ans, Jill Kortleve, aka Jilla Tequila est originaire des Pays Bas et prend d’assaut depuis plus de trois ans les podiums du monde entier : Alexander McQueen, Versace, Mugler, Jacquemus ou encore Chanel. Le monde a fait d’elle un symbole du Body Positivism puisqu’elle fait partie des rares modèles aux mensurations qui ne collent pas aux critères du mannequinat et qui sont pourtant représentatives des tailles moyennes des femmes.

Qu’on se le dise : Jilla Tequila n’est un mannequin « Plus Size » comme plusieurs médias adorent la qualifier. De plus, ce terme qui accentue les différences ne devrait pas être employé pour sa taille 40 (la taille moyenne des Françaises selon selon l’Institut français de la mode), comme pour une autre d’ailleurs. Ce top modèle va effectivement à l’encontre des standards de beauté établis dans la sphère fashion mais il est grand temps de les faire voler en éclat. C’est d’ailleurs ce que s’applique à faire l’agence, The Movement Models, lancé par l’un de ses meilleurs amis et dans laquelle Jilla Kortleve a signé son premier contrat. Sa philosophie ? « Health over Shape, Potential over Pigment, Identity over Gender, Muses over Measurement, Equality over Diversity« .

Née à Heerlen au sud des Pays-Bas, Jill Kortleve qui compte pas moins de 4 origines (hollandaise, surinamaise, indonésienne et indienne) a séduit en premier lieu la marque Nike grâce à sa grande beauté et sa confiance en elle. « J’ai grandi dans une petite ville du sud de la Hollande où j’ai toujours eu le sentiment que je devais adopter une certaine manière de m’habiller d’une certaine manière pour m’intégrer et pour que les gens m’aiment. Il m’a fallu environ 22 ans pour comprendre que j’étais maître de ma propre vie. J’ai pris une grande décision dans mon travail – qui était d’arrêter de me concentrer sur mon poids corporel. » expliquait-elle dans une interview.

Elle enchaîne ensuite les campagnes avec Diesel, H&M, Zara, Mango avant d’être finalement castée par les maisons de luxe fin 2018. C’est avec Alexander McQueen qu’elle foule pour la première fois les podiums de la Fashion Week parisienne en exclusivité. Elle est alors signée par plusieurs agences aux 4 coins du monde, représentée par Women Management. Depuis, elle est l’un des visages les plus plébiscités par l’industrie de la mode. Versace la choisit pour défiler lors du show Printemps-Ete 2021 au côté de Precious Lee et Alva Claire après 40 ans d’invisibilisation des corps autres que les tailles 34 ou 36. La maison Chanel l’invite également lors de son show Automne-Hiver 2020/21 alors qu’elle aura attendu 10 ans pour de nouveau sortir des standards. En 2011, le défilé croisière Chanel qui se déroulait à Saint Tropez accueillait la mannequin Crystal Renn, qui affichait alors une taille 44.

Depuis, Jilla a fait à peu près toutes les covers des magazines de mode, incluant le très select Vogue, de la France à l’Espagne en passant par le British et le US. Mais la couverture qui aura le plus marqué reste certainement celle du Vogue Russie du mois de novembre dernier qui met en lumière la sublime mannequin, nue et non retouchée, affichant ainsi les plis de sa peau et ses vergetures. Banal nous direz-vous ? Oui, mais beaucoup moins dans un milieu qui peine encore à être juste dans les représentations.

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