Rumiko Takahashi, patronne du Festival de BD D’Angoulême, cède sa place à Emmanuel Guibert

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L’autrice japonaise, mangaka mère de Ranma 1/2, Maison Ikkoku (Juliette je t’aime), Grand Prix l’an dernier, a donc présidé ce Jury qui a célébré ce week end Emmanuel Guibert, l’auteur de « Ariol » et du « Photographe ».

C’était quand même du jamais vu : une mangaka du Japon, 62 ans, patronne du FIBD d’Angoulême, à des milliers de kilomètres de son Japon natal. De toute l’histoire du festival, elle est la seconde femme a avoir eu cet honneur, après Florence Cestac. Celle qui a vendu plus de 200 millions d’albums dans le monde est une légende vivante du 9ème art, adulé par des auteurs en place, comme le désormais très branché Riad Sattouf ou Balak, le co-auteur de « Lastman » avec Bastien Vivès. Même si la dame a imaginé les héros les plus cool de notre enfance, de Ranma à Lamu en passant par Inuyasha, elle se fait très rare dans les médias, et les interviews, voire photos d’elle, sont très rares. Ce qui l’anime ? Le bonheur de ses lecteurs et lectrices : « Si des personnes deviennent plus aimables dans leur vie après avoir lu mes mangas, je serai heureuse. Mes années de travail et de sacrifice auront servi à quelque chose. » Comme un clin d’oeil, une réédition de « Maison Ikkoku » (« Juliette, je t’aime ») est déjà dispo chez les librairies, tout comme la Perfect Edition en couleurs de « Urusei Yatsura » (« Lamu »). Son nouveau manga, « Mao », actuellement en cours de publication au Japon, est annoncé pour cet été chez Glénat.

Qui est le Grand Prix d’Angoulême, Emmanuel Guibert ?

Emmanuel Guibert a dessiné les trois tomes de « La Guerre d’Alan » (L’Association), auxquels il faut rajouter « L’Enfance d’Alan » et « Martha & Alan ». Mais ses travaux les plus populaires restent sans aucun doute sa trilogie « le Photographe » (chez Dupuis) et « Ariol », une BD pour les enfants depuis adaptée en dessin-animé, et qui tire son blaze du berbère, « arioul », qui signifie « bourricot, âne ». Ce monsieur succède donc à Rumiko Takahashi dans le siège du boss du prochain Festival BD d’Angoulême en 2021.

Notons que le Prix France Télévisions a été remis cette année à une bête de BD qui raconte l’histoire d’une équipe de jeunes footballeuses banlieusardes, dans la ville de Rosigny-sur-Seine : « Saison des roses », le travail feutré à la fois brutal et attendrissant de Chloé Wary (éditions FLBLB), à lire absolument, et qui aurait surement mérité un prix encore plus prestigieux.

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