Sopico : la tête dans les Nuages, les mains sur sa guitare

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Avec son spectaculaire clip « Slide », Sopico a fait naître de grosses attentes. L’impatience grandit de son nouvel album Nuages qui promet, d’ores et déjà, d’être simple et sincère.

Perché sur la Tour Pleyel, à 129 mètres au-dessus du sol parisien, Sopico entame sa descente en marchant verticalement et jouant de sa guitare. Le rappeur signe un retour fracassant avec le clip spectaculaire de « Slide », titre issu de son prochain album Nuages dont la sortie est prévue le 15 octobre. « Nuages. Parce que je veux plus regarder mes pieds. Parce que j’ai envie de lever les yeux sur autre chose et d’imaginer ce que je pourrai y voir » expliquait Sopico. 

Après deux ans d’absence, le rappeur du 18ème arrondissement de Paris revient avec un album qui pourrait être étonnant, mais pas tant que ça si l’on a suivi le parcours de l’artiste. Repartons en 2017. Sopico est contacté par Colors. Il se rend donc à Berlin pour enregistrer un morceau guitare-voix. Moins d’un mois plus tard, sa performance dans Colors a tourné infiniment plus que tout ce qu’il a fait jusqu’alors.

Un an plus tard, Sopico sort le projet , sur lequel il revient à des instrumentales plus « classiques » pour le rap. Et puis plus rien. Pour le public en tout cas. Pendant deux ans, il voyage, compose, se retrouve. En 2020, il sort le EP Ëpisode 0, une nouvelle fois salué par la critique. Et puis plus rien, jusqu’au 3 septembre dernier et le lancement de son clip « Slide » qui annonce l’album à venir.

Guitares vaporeuses

Avec Nuages, Sopico revient à une forme d’expression plus simple. Le rappeur et sa guitare. C’est dans cette configuration qu’il avait explosé dans Colors. Mais, beaucoup plus important, c’est ainsi qu’il se sent le plus sincère. L’album est composé de 13 titres sur lesquels la rythmique est très discrète, laissant une large place à la guitare et à la voix. Pas de featurings, pas d’autotune, pas d’artifices, peu de réverbération. Un album authentique et fidèle à son auteur qui prendra certainement à contre-pied tous ceux qui l’attendent.

Etre là où on ne l’attend pas. Depuis 10 ans, Sopico a exploré différentes façons d’aborder la musique. Quand il en vient à parler de ses influences, il cite Lunatic, Booba (période Temps Mort) mais il cite également très vite Eric Clapton, System Of A Down ou encore les Red Hot Chili Peppers. Le fait de revenir aujourd’hui à une musique très centrée sur la guitare, est un retour à ses premiers amours. Rock, Rap, Sopico ne rentre pas dans une case. Il s’en échappera toujours, avec son art du contre-pied, pour garder la tête dans les nuages.

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